Retrouvez quelques documents remarquables dans cette mini-galerie

  • Schwörbrief de 1413 (AA 61/8)
 


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Chaque année, au mois de janvier, l’ensemble des bourgeois de la ville était réuni devant la cathédrale pour prêter serment de fidélité aux institutions de Strasbourg. Le texte de ce serment est contenu dans un document de forme solennelle, la Schwörbrief ou charte du serment, auquel sont appendus le grand sceau de la ville et les sceaux des membres du conseil et d’autres notables.
Le grand sceau représente la Vierge à l’Enfant, protectrice de la ville, assise devant une représentation symbolique de la ville. Les sceaux des membres du conseil, de diamètre plus réduit, sont tous de type héraldique.
La lettre initiale du document, un I, est remarquable par la qualité de l’enluminure au trait qui s’y développe. Des anges aux ailes déployées portent l’écu de la ville (d’argent à la bande de gueules).

 
  • La capitulation de 1681 (AA 24)
 

Strasbourg, qui jouissait d’un statut d’indépendance au sein du Saint Empire depuis l’éviction de l’évêque en 1262, se retrouve isolée après les traités de Westphalie de 1648. Le roi de France se retrouve maître de la plupart des territoires qui environnent la ville ; sa politique ne peut admettre que la principale ville d’Alsace, tête de pont de l’Empire sur le Rhin, ne lui soit pas soumise. Strasbourg est bloquée par l’armée royale et doit accepter de signer une capitulation le 30 septembre 1681.
Le texte, calqué sur celui qui avait été imposé à Maastricht quelques années plus tôt, soumet la ville au roi qui y établit une garnison ; l’arsenal et les fortifications passent sous son contrôle ; l’université est maintenue et la liberté du culte luthérien assurée, mais la cathédrale est rendue au culte catholique.
Louis XIV fait son entrée solennelle dans la ville le 23 octobre 1681.

 

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  • Livre de donation de l’Œuvre Notre-Dame (1 OND 1)
 


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La construction de la cathédrale actuelle débute vers 1160 sur des fondations remontant à l’édifice construit à partir de 1015. Les bourgeois contribuent très vite au financement du chantier par des dons et des fondations. A partir de la fin du XIIIe siècle, un organisme particulier apparaît dans les archives : l’Œuvre Notre-Dame (en latin Fabrica, en allemand Unser-Frauen-Werk), dont le but est de gérer les moyens existants pour la construction de l’édifice. Très vite, cette institution passe sous le contrôle de la ville ; aujourd’hui, elle a la forme juridique d’une fondation dirigée par le maire de la ville.
Le livre des donations contient l’ensemble des revenus de l’Œuvre provenant de ces dons. Commencé vers 1324, il est tenu à jour jusqu’en 1529. Il s’agit d’un obituaire : à chaque jour de l’année figure le nom des donateurs et le contenu de leur donation. Le clergé de la cathédrale devait prier pour ces défunts. Pour les six premiers mois de l’année, on compte 811 hommes et 416 femmes.

 
  • Texte de Martin Bucer (1 AST 38/30)
 

Dès 1519, les thèses de Martin Luther sont connues à Strasbourg, diffusées grâce à l’imprimerie. Elles suscitent aussitôt un vif engouement autour des thèmes qu’elles sous-entendent : une forme de culte simplifiée, en langue vulgaire, une prédication basée sur le commentaire de la Bible, le mariage des clercs, l’abandon de la vie conventuelle ou monastique, le salut par la foi et non par les œuvres. Une partie du clergé de la ville adopte rapidement la nouvelle doctrine ainsi que les bourgeois. En 1529, la messe latine est interdite, sauf dans quelques couvents. Une nouvelle organisation religieuse est mise en place, soumise au gouvernement de la ville et indépendante de l’évêque catholique.
L’organisation de l’Eglise évangélique est en grande partie l’œuvre de Martin Bucer, qui correspond avec le milieu religieux et humaniste de toute l’Europe. Installé à Strasbourg à partir de 1523, il doit en 1547 s’exiler à Cambridge où il meurt en 1551. Il compte parmi les grands réformateurs et théologiens protestants aux côtés de Luther, Melanchton, Calvin. A ce moment, Strasbourg devient une citadelle du protestantisme.

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  • Registre matricule de l’Université (1 AST 431)
       


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En 1538, le gouvernement de la ville crée un Gymnase dont l’organisation est confiée à l’humaniste Jean Sturm. En 1566, ce gymnase, dont la vocation était de former de futurs citoyens et de bons chrétiens, reçoit de l’empereur Maximilien II le statut d’Académie : les étudiants peuvent y recevoir les premiers grades universitaires. En 1621, en échange de sa neutralité dans la guerre qui embrase l’Empire, Strasbourg se voit concéder par l’empereur Ferdinand II le privilège universitaire : désormais, l’université de Strasbourg existe avec quatre facultés : faculté des arts (ou des lettres), de théologie protestante, de droit, de médecine.
Au XVIIIe siècle, les facultés de droit et de médecine connaissent leur heure de gloire : des étudiants viennent de toute l’Europe, des bourgeois comme des princes. L’université s’éteint après 1792. Une nouvelle université, l’Université impériale, est fondée par Napoléon Ier en 1808 ; lui succède en 1872 l’Université allemande devenue université française en 1919 ; après 1968, cette université est divisée en trois : l’université Louis-Pasteur (sciences et médecine), l’université Robert-Schumann (droit et économie), l’université Marc-Bloch (sciences humaines).
Chaque faculté avait sa propre matricule. Le jeune Goethe s’inscrit en septembre 1770 à la faculté de droit.

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  • Registre de la corporation de la Fleur, 1753, XI 118
 

A partir de 1482, le nombre des corporations est fixé à 20. Leur nom est tiré soit de l’enseigne du poële ( local) où elles se réunissent soit du principal métier représenté par la corporation. La corporation de la Fleur « Zur Blume » est celle des Bouchers.
Chaque corporation comprend au moins un directeur (Oberherr) désigné par le Conseil, 14 échevins (Schöffen), un maître (Zunftmeister) chargé du contrôle professionnel, et un tribunal (Gericht) pour les affaires contentieuses. La corporation comprenait des membres ordinaires (Leibzûnftige) qui exerçaient une des professions de la corporation, des membres honoraires (zudiener) provenant de professions intellectuelles. Les veuves avaient leur propre statut.
Quand la loi le Chapelier du 14 juin 1791, supprima les corporations, leurs archives furent rassemblées à l’hôtel de Ville. Elles constituent une source d’informations de premier ordre. Les documents les plus anciens remontent au Xve siècle mais le fonds devient bien complet au cours des années 1730.

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  • Registre de la corporation de la Lanterne, 1568-1786, XI 210
 


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Relevé des articles (1568-1743) ; liste des maîtres de la corporation, des échevins etc. (1786). Décor héraldique sur le plat intérieur de la couverture (1568).
La Lanterne ( Luzern) regroupe les marchands de grains, les meuniers, les fariniers mais aussi les chirurgiens.

 

 

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  • Plan du pont sur le Rhin, 1595, F III 3 & 5
 
 

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Signé "IME [15]95" (le monogramme désigne Johann Enoch Meyer). Plan-vue aquarellé du pont du Rhin, levé en vue de travaux de renforcement. Le pont, en bois, se compose de 62 arches au tracé en S; il utilise deux îles ou bancs de sable (Grün) de part et d'autre du thalweg. Les fossés qui les interrompent de part et d'autre du pont visent probablement à protéger celui-ci. Le pont est interrompu, aux deux bouts et au milieu, par un ouvrage fortifié. Celui de la rive gauche (en bas sur le plan) est nommé Zollhauß (poste de péage; identique au Mußthurn ou Mäuseturm des 17e/18e s. ?); les deux autres ont le même plan, détaillé au n° 2 : une plate-forme rectangulaire, apparemment munie d'un parapet percé de meurtrières, est séparée du pont, de chaque côté, par un pont-levis, et flanquée de deux Blochheüßer, dont l'un (celui de la rive droite), figuré aussi en élévation, abrite un poste de garde (Wachtstüblin) et est surmonté d'un campanile - dont la cloche sert sans doute à donner l'alarme le cas échéant. Ce poste et le Zollhauß sont précédés d'une barrière (Schlagbaum) renforcée de pointes de fer. De plus, 4 guérites (Wachtheußlin) jalonnent le tracé du pont.

Sur la rive strasbourgeoise, juste au S du Zollhauß, on voit le débouché du St. Johannis-Giessen ou Rheingiessen dans le Rhin; les bâtiments au N du Zollhauß correspondent peut-être au Kochhaus (indiqué par Ch. Goehner & E. Brumder, Gesch; d. räumlichen Entwicklung der Stadt Strassburg, 1935, pl. VII-VIII).
Les annotations indiquent que les ouvrages prioritaires sont le pont-levis du Zollhauß (lettre A) et le poste de garde sur la rive droite (lettres F & G), et qu'en revanche, celui du milieu du pont pourra être rajouté plus tard si l'on veut limiter les dépenses.
La fin du 16e siècle est une période de tensions (guerre des évêques) qui justifie que la Ville se préoccupe de la sécurité du pont. Mais en fait, celle-ci est d'actualité à toutes les époques.

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  • Plan des Mines de Sainte Marie ,C V 19, Vers 1585.
 

Plan-vue aquarellé (très pâli) des mines de Sainte-Marie, côté Alsace, en deux parties distinctes (Altenberg, de Fertrupt aux Mines-de-Plomb, et Neuenberg, de Rauenthal à la Petite-Lièpvre), collées côte-à-côte sur la même feuille.
Il s'agit tout d'abord d'une carte (très schématique) du réseau minier souterrain, la plus ancienne connue en Alsace. Les lignes noires parallèles représentent des filons (gang), et les lignes jaunes des galeries de mine rejoignant un ou plusieurs filons; en bas à gauche est partiellement figurée une machine d'exhaure (Wasserkunst). Mais c'est aussi un plan-vue des habitats du versant Sud de la vallée. On y distingue sur la feuille de gauche, en haut à gauche, le hameau de Fertrupt, avec les mines de Sainte-Barbe, Saint-Jacques, Sainte-Anne, Eisentür, Saint-Jean, Rumpapump et [Lehen]schaft; en haut au milieu, le four à chaux de Saint-Philippe (Kalchoffen), en bas, de gauche à droite, une tuilerie (Ziegelschür), la maison du Landrichter (Rappoltsteinisch Hauß), l'église luthérienne Sur le Pré (Mattenkirche ou ici Teutschkirchen), le bourg de Sainte-Marie (Mariakirch), les hameaux de Bréhagoutte et, au-dessus, de Saint-Philippe (Prehgott, St. Phillipus). Sur la feuille de droite, les habitats ne sont pas nommés, mais on y reconnaît l'église de Saint-Pierre-sur-L'hâte (au milieu à gauche), et la prison des mineurs encore existante à Echery (à gauche, au-dessous du nom Vodeltheil am Brandt). Les maisons au bord droit sont celles de la Petite-Lièpvre, bien plus peuplée qu'aujourd'hui.



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En bas, 9 rectangles contiennent des textes : une courte chronique rimée des mines depuis 1506, puis l'indication des distances entre les filons d'Echery et de la Petite-Lièpvre; dans le dernier rectangle, le plus abîmé, l'auteur, Wilhelm Schüra, se nomme et dédie son œuvre au noble Daniel von Meltze ou Moltze (Molsheim ?).
Bibl. : P. Fluck & A. Taesch, Le plus ancien plan d'ensemble des mines de Sainte-Marie, côté d'Alsace, réalisé vers 1585 par Guillaume Schura, in Cahiers de la soc. d'hist. du Val de Lièpvre 10.1985, 31-44 (édite le texte, reproduit le plan (redessiné), justifie la datation, souligne la valeur de la source; d'abord paru in Pierres & Terre 17.1979, 29-49)

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  • Projet grandeur nature d’un vitrail des bains municipaux, bd de la Victoire [1907] 843W486
       
 

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Ces bains inaugurés en 1908 sont une belle illustration de la politique hygiéniste allemande, qui fera de Strasbourg une ville à la pointe du progrès dans ce domaine.
Outre la piscine, ils comprennent des bains romains. On y trouvait aussi autrefois des installations d’hydrothérapie, un solarium est un bain pour chiens ! Œuvre de l’architecte municipal Fritz Beblo, les bains municipaux comprennent de nombreux vitraux d’inspiration art nouveau ou art décoratif.

 

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  • Acte de mariage de Louis XV et de Marie Leckzinska.
 

En exil à Wissembourg, le roi de Pologne Stanislas Leckzinski se voit proposer de donner sa fille Marie en mariage au jeune roi de France Louis XV. L'évènement s'inscrit dans le règlement de la succession au trône de Pologne. Les noces sont célébrées à Strasbourg, par procuration, devant l’évêque de Strasbourg, le cardinal de Rohan.

 

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  • Naissance de Louis Auguste GUSTAVE DORE
       
 


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Le 6 janvier 1832.
Artiste peintre, graveur, illustrateur, sculpteur, mort à Paris le 23 janvier 1883.
Officier de la Légion d’honneur (1879).
Doré a illustré plus de 120 ouvrages, excellant dans le domaine du crayon et du lavis.


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  • Naissance de Charles Eugène DE FOULCAUD de Pontbriand
 

Le 15 septembre 1858
Mort à Tamanrasset le 1 décembre 1916.
Officier, explorateur, ermite, missionnaire, linguiste et inspirateur de fondations religieuses, il est, après une jeunesse mouvementée, ordonné prêtre en 1901.





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  • Naissance de François Christophe KELLERMANN
 
 


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Le 28 mai 1735
Paroisse Saint Laurent
Mort à Paris le 13 septembre 1820, inhumé au cimetière du Père-Lachaise à Paris.
Après une carrière militaire commencée sous l’ancien Régime, il poursuivit une carrière militaire brillante sous la Révolution, en particulier à Valmy. Sénateur le 24 décembre 1799, maréchal d’empire le 19 mai 1804, il fut fait duc de Valmy le 3 juin 1808. La Restauration le fera pair de France en 1814.

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  • Naissance de Jean Baptiste KLEBER
 

Le 9 mars 1753
Paroisse St Pierre le Vieux catholique.
Mort au Caire le 14 juin 1800.
Général de division et architecte, sa réputation militaire se construit à partir de 1792. Nommé général de division le 17 octobre 1793, il participe aux campagnes des armées de la Révolution. C’est à lui que Bonaparte remet en 1799 le commandement de l’armée d’Egypte. Il est inhumé sous le monument de la place Kléber, à Strasbourg.


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  • Mariage de Louis PASTEUR et de Marie Anne LAURENT
 
 


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Le 29 mai 1849
Pasteur avait été nommé professeur en 1849 à Strasbourg, où il assura un enseignement à la faculté des Sciences de 1849 à 1851 et à celle de pharmacie de 1849 à 1850. Ses trois premiers enfants naquirent à Strasbourg, qu’il quitta en 1854 pour l’université de Lille.

 

 

 

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  • Décès de Charles Louis SCHULMEISTER
 

Le 7 mai 1853
Né à Neu Freistett (Bade) le 5 août 1770, il est célèbre pour sa carrière comme espion de l’Empereur Napoléon Ier, qui lui a valu d’être le héros d’une série télévisée française (Schulmeister, espion de l’Empereur). Il partageait son temps entre Paris et Strasbourg où il acheta en mai 1806 le domaine de la Canardière à Strasbourg Meinau qu’il fut contraint de revendre en 1843 pour aller vivre place Broglie. Sa tombe se trouve au cimetière Saint-Urbain, tout près des Archives…

 


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  • Naissance de Charles Emile WALDTEUFEL
 
 


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Le 9 décembre 1837
Décédé à Paris le 12 décembre 1915, inhumé au cimetière du Père-Lachaise.
Surnommé le roi ou le Strauss de la valse française, il quitta Strasbourg pour Paris à 7 ans. A 28 ans, il est directeur de la musique de danse de la cour impériale. Il a écrit plus de 300 compositions dont la célèbre valse les Patineurs.


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  • Décès du Comte Alexandre Florian Joseph WALEWSKI
 

Le 27 septembre 1868
Né en 1810 à Walewice, fils naturel de Napoléon Ier et de Marie Walewska.
Ce fils naturel de Napoléon Ier et de Marie Walewska, s'installe en France et se fait naturaliser après l'échec du soulèvement polonais de 1830-1831. Il présida le Corps législatif entre 1865 et 1867, après avoir été ministre des Affaires étrangères de 1856 à 1860. Il est inhumé à Paris au cimetière du Père-Lachaise.

 

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  • Remise de la dauphine Marie Antoinette au royaume de France, 1770.
 
 


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Acte officiel de remise de la Dauphine (AA1950, 7 mai 1770).
Une maison a été spécialement construite sur une île du Rhin pour procéder à l’échange. Le protocole règle avec minutie le détail de la cérémonie. Après lecture des pleins pouvoirs et des actes de remise et réception signés par les commissaires respectifs, la suite autrichienne qui l’a accompagnée la quitte et elle reçoit l’hommage de sa cour française. On apprend qu’il a plu toute la matinée et que la maison d’échange prit l’eau. La dauphine fit ensuite son entrée dans la ville, où un arc de triomphe avait été élevé. Du vin coulait de deux fontaines et on distribua pain et cervelas. Elle fut reçue au palais épiscopal par le cardinal de Rohan et se rendit ensuite au spectacle à la Comédie. Elle quitta Strasbourg le 8 mai vers 16 heures.

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  • Procession de la fête Dieu à Geispolsheim,1936, 8 Z 162.
 

Photographie tirée du fonds Lucien Blumer (14 octobre 1871- 9 juillet 1947), artiste peintre et photographe, qui a réalisé plusieurs milliers de clichés de Strasbourg et de l’Alsace avant 1945, précieux témoignages ethnographiques et historiques. Ces clichés sont entrés aux Archives de Strasbourg après sa mort. Geispolsheim (7031 habitants) est une des 28 communes de la communauté urbaine.

 

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  • La barbe du moine, V 108/16, 1626.
 


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Jean-Walther de Greidt, noble et moine à l’abbaye de Murbach en haute-Alsace, s’était signalé par une vie qui n’avait rien de très religieuse. Une commission composée du nonce apostolique, d’un représentant de l’évêque de Bâle et d’un représentant de l’archiduc d’Autriche intervient dans l’abbaye en août 1626 pour rétablir une vie selon la règle bénédictine et éliminer les abus. A cette occasion, on se saisit du moine, on le rase d’office, on lui retire ses bijoux. Par un hasard inexpliqué, le dossier complet de cette opération de moralité est conservé aux Archives de Strasbourg. On y retrouve la barbe du moine… . Pour plus de précisions, voir JORDAN, B., "La barbe du moine, variations  sur une touffe de poils...", in Les fruits de la récolte, études offertes à Jean-Michel Boehler, Strasbourg, PUS, 2007, p. 303-311.

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  • Plan-vue de terres vers la limite des bans d'Eckbolsheim et de Wolfisheim. Dessin à la plume s. d. (2e moitié du XVIe siècle), AST 1
 

Ce plan a été réalisé probablement à l’occasion d’un litige. Une bonne partie du terrain représenté et pourrait correspondre à l’actuel St Thomaswald (à la limite des bans, au Sud de la Bruche). D’autres lieux-dits font allusion à des défrichements : Zweckholder Schlag, Kannengereit [auj. Kannenkrit], Millers schlag. La légende signale aussi des champs (avec leur superficie et le nom de leurs tenanciers). Mais le plus précieux est la vue de Wolfisheim en haut à droite : le village, probablement vu de l’Est, est en grande partie masqué par une ceinture d’arbres, dont émergent surtout deux hauts bâtiments : à gauche une tour, à droite un grand bâtiment dont on voit 2 niveaux de fenêtres et la haute toiture à croupes, percée de 2 rangées de lucarnes. Il doit s’agir du château, passé en 1530-1534 des Museler aux comtes de Hanau et rebâti en 1558. Quant à la tour, avec ses deux niveaux de fenêtres et son toit à croupe, elle ne ressemble nullement au clocher bâti en 1495 et conservé. Elle pourrait correspondre à la « maison » sur motte des Kageneck, citée de 1398 à 1431. C’est de loin la plus ancienne vue de Wolfisheim que l’on connaisse.

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